Réforme universitaire : des torts partagés

La Loi Orientation et Réussite des Étudiants (ORE), a entraîné l’occupation de certaines facultés, assortie de violences et dégradations inadmissibles.

De quoi s’agit-il ? De modifier le régime d’accès à l’université, en remplaçant le système APB (admission post-bac) fondé sur le tirage au sort, par la plateforme parcoursup qui organise une présélection des étudiants dans les filières, selon leurs résultats obtenus au lycée et leur réelle motivation

Par cette réforme, le Ministère assure qu’il n’y aura plus d’arbitraire et que chaque dossier sera étudié en fonction des compétences et des aspirations de l’élève, ceci pour éviter la situation actuelle où 30% des étudiants inscrits dans une discipline, ne terminent pas leur première année.

Pour les étudiants, ce nouveau dispositif est une sélection qui ne dit pas son nom et ils exigent l’abrogation de la loi.

Si le Gouvernement n’a pas tort de reconsidérer les conditions d’accès aux études supérieures, qui engagent souvent les étudiants dans des formations cul-de-sac ne débouchant sur aucun emploi, les étudiants n’ont pas tort de considérer que, manquant de personnel pour étudier les dossiers, les universités procéderont par quotas.

A mon avis, pour sortir de cette impasse, de deux choses l’une : soit on opte pour le système anglo-saxon hyper sélectif avec un véritable jury qui passe chaque candidature au peigne fin et ne prend que les meilleurs éléments, soit on reste sur le système français d’égalité d’accès aux études supérieures, mais il faut alors revaloriser le baccalauréat, de façon à en faire un véritable ticket d’entrée à l’université.

Nicolas Dupont-Aignan

Lien Permanent pour cet article : http://agirauquotidien.fr/reforme-universitaire-des-torts-partages/