Balade en forêt, une pratique à risque ?


Parce que notre circonscription est bordée par la forêt de Sénart et que chacun a plaisir à s’y promener dès les beaux jours, il est important d’être informé des risques que présente cette terrible maladie sournoise qu’est la maladie de Lyme.

Il s’agit d’une maladie chronique transmise à l’Homme par le vecteur d’une morsure de tique. Les principaux symptômes sont : fatigue, état grippal, migraines, perte de mémoire, douleurs articulaires…

Bien connue en milieu rural, elle se développe de façon préoccupante dans les massifs forestiers périurbains et en particulier dans notre forêt de Sénart ; on estime à près de 60 000 le nombre de cas en 2017 ! Hélas, elle est encore méconnue du corps médical et les patients mettent des années à être diagnostiqués et soignés.

Je me félicite d’apprendre que l’Hôpital de Villeneuve-Saint-Georges a ouvert, sous la direction du Docteur Patey, un centre de pathologie des piqûres de tiques.

Pour ma part, je ne cesse d’interpeller le Gouvernement sur l’intérêt de renforcer l’information des médecins à cette maladie et de prendre en charge les soins par l’assurance maladies. Je viens d’ailleurs de cosigner une proposition de résolution relative au dépistage et à la prise en charge de la maladie de Lyme.

Nicolas Dupont-Aignan

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Lunettes, dentaire, audioprothèse : vers le reste à charge zéro ?

Si la promesse d’Emmanuel Macron, d’instaurer le reste à charge zéro (RAC0) pour les frais d’optique, dentaires et d’audioprothèse a été accueillie favorablement par l’opinion publique comme par les professionnels de santé, on risque aujourd’hui de déchanter.

Pourquoi ? Parce qu’Agnès Buzin, Ministre de la Santé, agit comme pour la vaccination, de façon autoritaire et péremptoire. Les opticiens seraient, dans ce nouveau système, de simples revendeurs d’un produit type low-cost, à prendre ou à laisser, sous peine de déremboursement par l’assurance maladie. Terminés la prestation de l’opticien conseil, le choix de qualité des montures et des verres. Sauf pour ceux qui auront les moyens financiers de choisir leurs lunettes…

Tout porte à croire qu’il en sera de même pour les frais dentaires et les frais d’audioprothèse qui seront eux-mêmes formatés au niveau de prix et de qualité le plus bas. Si cette réforme du RAC0 est bonne en son principe, elle suppose une concertation des professionnels de santé, des associations de patients, des fabricants, de l’assurance maladie et des mutuelles.

Le Gouvernement ne peut bâcler une telle réforme simplement par souci d’effet médiatique.

Nicolas Dupont-Aignan

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Pourquoi pas des prisons payantes ?

La population carcérale en France s’établit aujourd’hui à 69 000 personnes pour une capacité d’accueil de 60 000 places, sachant que 80 000 peines ne sont pas appliquées.

Il est urgent de doter la France de 40 000 places de prison supplémentaires pour la hisser au niveau de ses voisins européens. Hélas, l’idéologie de l’anti-enfermement et des peines alternatives a toujours freiné la construction des nouvelles prisons. Certes, les raisons ne sont pas seulement idéologiques mais aussi financières.

Pour résoudre une partie du problème, il n’est pas inconvenant d’envisager le principe de faire payer un prix de journée aux détenus, comme dans certains pays.

En effet, est-il normal qu’on impose aux patients hospitalisés d’acquitter un forfait journalier de 20 € alors qu’ils sont victimes de la maladie, pendant que les coupables de crimes ou délits bénéficient du gîte et du couvert gratuits , aux frais des contribuables ? Sachant qu’un détenu coûte en moyenne (en fonctionnement) 100 € par jour, on peut envisager de leur imputer une participation financière.

Comment ? En se servant sur leurs biens propres ou le butin de leurs trafics, en ponctionnant leurs familles lorsqu’il s’agit de détenus mineurs, ou enfin, en favorisant le travail en prison pour leur permettre, comme aux Etats-Unis, de participer à leurs frais d’incarcération. Cette dernière solution aurait le mérite de favoriser leur réinsertion future.

Telle est le sens de la proposition de loi que je m’apprête à déposer à l’Assemblée Nationale.

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